28/08/200803/08/2008Douce FranceHier, pendant que j'attendais ma pizza, un monsieur est arrivé. Un monsieur qui avait deboutonné son pantalon et qui se promenait,ainsi, le magasin ouvert. J'ai vu que son teint approchait le rouge vermeil et que son oeil semblait confit, j'ai fait semblant de rien remarquer.
Tout en triturant son pantalon, il commanda une pizza. Je voudrais une pizza. Le ton de sa voix était conforme à son aspect physique, contrairement à Michel Simon.
Mon pizzaiollo a beau ne pas être une flêche, il s'est bien rendu compte qu'il lui fallait encore une info et a demandé quelle sorte de pizza il voulait...
"Ben une pizza!"
Pendant tout ce laborieux dialogue qui conduisit à la commande d'une grande pizza jambon/fromage ,l'ivrogne n'a pas arrêté de triturer ses boutons de pantalon. Il avait un slip ornementé de lapins. Pendant un instant d'effroi, j'ai cru qu'il avait décidé que c'était le moment de se taquiner le popaul. Mais non, il était simplement trop bourré pour s'habiller.
Aujourd'hui, je rentrais tranquillement de la piscine sur mon vélo. Je suis trop un sportif, cela fait peur. Une vieille dame m'a demandé de m'arrêter. Elle était assise sur le perron d'une sandwicherie, j'ai cru que c'était la patronne qui voulait l'heure.
"Cela vous dirait une petite gaterie" prononcé d'une voix éraillée par des milliers de cigarettes mais parfaitement compréhensible.
Je n'ai même pas eu une seconde de flottement. Je lui ai fait un sourire plein de miséricorde, un vrai sourire de catholique qui aurait donné envie à Mère Térésa de me casser la gueule de jalousie.
Non, merci
21/07/2008Ouvrez bien grand...Il y a de ces convictions profondes qu'on ne peut expliquer, qu'on ne peut justifier. Je me suis toujours dit qu'il fallait avoir un sadisme assez prononcé pour faire dentaire. L'âme des dentistes avait la particularité de se raviver devant les soubresauts de douleur de leurs patients. Puis j'ai rencontré ma dentiste.
Elle a, semble-t-il, la crainte de faire mal. Systématiquement après chaque piqure d'anesthésie, elle passe un coton froid sur la dent pour vérifier que cela a bien pris. Elle a même développer un nouveau protocole avant d'œuvrer. Elle vous fait prendre 2 antalgiques avant de venir, elle passe un baume pour qu'on sente point trop la piqure, elle injecte un premier anesthésiant, puis un SECOND anesthésiant. On attend 5 vraies minutes que cela prenne bien. Puis on fait DEUX fois le test du coton froid à -50°C pour être vraiment sûr.
Maintenant qu'on est copains comme cochon et que je sais que son beau frère travaille chez Smart (il faut bien meubler pendant qu'on attend et non je n'ai pas entamé la conversation : et sinon il fait quoi votre beauf dans la vie?), je vais peut être me permettre de lui faire remarquer qu'elle s'est surement tromper de voie.
C'est vrai, quoi! Mon ancien dentiste, celui de famille, avait pour habitude agaçante de faire une anesthésie si et seulement si son patient gémissait trop une fois le soin commencé. Pis bon on reprenait avant d'attendre que cela fasse effet, parce que bon, parce que bon!
De toute façon, il avait perdu toute ma confiance à mes 8 ans. Il devait soi-disant juste regarder ma dent de lait qui crolait. Il me l'a arraché d'un coup sec, alors qu'elle m'était encore très attachée et pas du tout prête à me quitter. J'ai pleuré.
Hormis ce détail, elle a quand même les tares inhérentes à sa profession. J'avais la bouche ouverte en grand, un machin fixé à la dent, l'aspirateur à salive en action. Et c'est ce moment qu'elle a choisi pour remarquer mes chaussures, qu'elles ne comportaient pas de lacets et de me demander comment cela tenait,où je les avais achetées. Ce à quoi j'ai répondu: eu a arlè ta heur oé*
*Je suis désolé mais je ne peux m'exprimer correctement pour l'instant mais je serais ravi de vous expliquer tout plus tard.
D'ailleurs, et cela n'a aucun rapport, mais mes chaussures remportent un grand succès. Ce sont de fausses converses qu'on dirait sans lacets mais qui tiennent avec un élastique, très jolies. C'est vraiment un achat solde de chez Gémo que je ne regrette point.
J'ai même offerte une paire du même modèle mais d'une couleur différente à mon frère, parce que, lui aussi, il les avait trouvées formidables. Non vraiment 10 euros bien dépenser. 14/07/2008PédagogieSamedi soir, mon frère et moi avons mangé chez mes grands parents maternels. Ma vie est une succession d'aventures exotiques et d'événements mondains, je sais, jaloux que vous êtes.
Obligés d'attendre mon frère, j'ai emmené mes deux cousines (en visite elles aussi) faire un petit tour de quartier.
Arrivés au square, J. a grimpé sur cette horrible statue qui trône en bord de square et en bord de route. Elle commence à faire son poids à 11 ans. Elle a cassé un bout de la structure.
Premier réflexe:
Regarde, si tu peux le remettre
Il s'est arrivé que non. Une voiture est arrivée.
Deuxième réflexe:
Vite faites comme si de rien n'était
Bon, moi, j'ai loupé mon air détaché. J'ai vu ma cousine de 3,5 ans mettre ses poings sur ses hanches en faisant mine de regarder le ciel. J'ai ri.
C'est là que je me suis senti obligé de profiter de ce moment de vie pour partager ma sagesse.
Allez, les filles, vite on s'en va. Il faut jamais rester sur les lieux du crime.
La promenade a continué. On a surtout écouté la plus jeune, qui a des milliers de choses à dire, constamment. Après une deuxième bêtise de la grande, j'ai laché mon dernier conseil, qui m'a toujours bien servi.
Toujours camoufler son forfait
Avec tout ça, je me dis qu'elles pourront toujours s'en sortir.
10/07/2008Où je pourrais presque mais alors peut être reconnaitre que Mr C. serait, parfois, dans le vraiHier, ma collègue nous expliquait avec le plus grand sérieux que, au moment de soigner la coupure que s'était faite une femme de ménage, elle s'était rendu compte qu'on avait plus de doigtier (pièce de latex qu'on met sur le doigt pour éviter de se contaminer)
"Je voulais lui mettre un doigt, je n'ai même pas pu du coup"
Je l'ai regardé: aucun sourire en coin.
Ce soir, en garde, j'ai laissé l'interne se débrouiller toute seule. Quand je suis revenu, elle avait quasiment rien foutu. Je me suis enquis de la raison.
"Comme d'habitude, j'ai réfléchi. Puis après je me suis tâtée un petit moment"
Là, il y avait un sourire mais d'excuse pour sa lenteur d'exécution.
J'ai vraiment mauvais esprit. 08/07/2008Ma vie, mon oeuvreAlors voilà, moi, quand je me fais chier, je dessinote à mon travail. Ce n'est pas bien,bla bla et bla...
Alors justement en colo spé, maintenant, on ne peut plus discuter avec les collègues quand on a un temps mort. On a notre espace bien délimité, notre petit coin. Du coup, on se fait chier. J'avais un tableau blanc qui me narquait là devant mes yeux, à rester comme ça sur le mur.
Au début j'ai joué avec les aimants qui sont dessus, je les ai aligné, classé par couleur, rassembler de sorte qu'ils fassent une figure. L'attrait de la nouveauté s'est très vite évaporé, j'avoue.
Alors bon je me suis mis à crayonner. J'ai fait un petit dessin comme ça, par touche, en plusieurs fois. Je l'ai laissé. Même si ce n'est pas le meilleur de mon cru, loin de là. Après tout, c'est notre espace, bien délimité, notre petit coin. Personne ne vient.
Par contre hier, je me suis rendu compte que toute personne remontant la rue pouvait se rendre compte du travail effectué dans mon service, contempler mon art.

Note pour les générations futures, quand on teste l'échantillon de parfum Tokyo par Kenzo, alors qu'on porte dejà Black XS, et ben ça sent comme du vomi!07/07/2008La lente érosion des annéesEn ce moment sur Arte: Rocco et ses frères. Cela procure une sensation bizarre.
La voix d'Annie Girardot, pourtant la même mais différente, avant qu'elle soit éraillée par la fumée de 3 457 865 cigarettes.
Alain Delon, qui deviendra plus tard un vieux beau affligeant, a un des visages les plus magnifiques du cinéma français.
06/07/2008Confession minute: enfant, j'avais le carnet volvic de MacGyverMon métier est une source de joie infinie. Il est vrai que la plupart des gens font la moue voire la grimace quand je raconte l'examen macroscopique des pièces opératoires.
Comme la semaine dernière à la gay pride (oui j'ai tenté la gay pride, teasing), à un moment, on m'a demandé en quoi consistait mon boulot. J'avais une chouette pièce à raconter, grimace de la part de mon public! J'avoue, j'aime ce genre de réaction.
Mais mon travail, ce n'est pas que recevoir des pièces anatomiques déformées par des tumeurs. Il y a aussi, entre autres, ce qu'on appelle les colos spé. On colore des coupes histologiques pour mettre en évidence de façon spécifique certaines caractéristiques (le mucus, les polysaccarides, etc...)
J'aime beaucoup jongler avec plusieurs colorations en meme temps. C'est drôle, c'est plein de couleurs (plaisirs simples).
Cette semaine, j'ai eu à faire une coloration nécessitant de mettre la coupe avec du nitrate d'argent au contact avec la lumière solaire. On a des nouveaux locaux. Pour mettre la lame près d'une fenêtre, j'ai du tendre le bras par dessus une paillasse et un large rebord blanc. Chemin faisant, j'ai mis du nitrate d'argent partout sur le blanc. C'est un produit qui noircit à la lumière!
Tout ça pour amener au but de mon post. Je n'ai point paniquer et je suis allé chercher le grimoire magique. J'aime d'amour le grimoire magique. On l'avait decouvert avec Ancienne collègue quand j'avais bousillé une blouse avec un produit.
Le grimoire magique est un livre qui contient toutes les réponses au problèmes de l'univers. On se demande souvent comment faire soi même de la crème épilatoire, le grimoire le sait. Envie de fabriquer une encre pour écrire sur le verre? Le grimoire vous le permet. On pourrait énumérer pendant des lignes et des lignes.
Mais il y a surtout la page 306. Enlèvement de taches. On met plusieurs produits à la suite sur la tache et miracle de la chimie, elle disparait.
Pour la paillasse, ça a moyennement marché. Par contre, j'ai brulé un siège. Grâce à lui, j'ai sauvé mon pantalon!!
Oui je sais, mon micro lectorat, cela fait un moment que je n'avais rien écrit. Et ce post n'est pas le plus passionnant. J'ai eu plein de sujet au cours de ce mois, mariage, gay pride, incendie. Aventures, rires et larmes. J'avais la flemme de l'écrire. Mais vu qu'un de mes lecteurs, un très charmant lecteur, a réclamé une suite: je m'exécute! 09/06/2008Mémoire télévisuelleL'Ina aura numériser tous les archives télévisuelles et radiophoniques en 2015 (source wikipédia).
Pour une raison qui me restera à jamais confuse, l'institut a, pourtant, déjà mis "on line" un petit passage d'1 min 34 de l'émission Numéro 1 du 05 juin 76.
Dans ce passage, on voit des jeunes filles habillées en soubrette faire des claquettes. Au centre, la meneuse. Au centre, ma mère!
Ma mère était reine des majorettes dans sa jeunesse. Evidemment, maintenant, quand on pense majorette, on visualise des petites grosses boutonneuses et sans grâce faisant l'ouverture de la foire à la saucisse.
Mais à l'époque, c'était cool, c'était hype. Elle en a fait des galas et des shows.
*ma mère avait carrement plus la classe, info en passant
Son prof de claquettes (il n'a jamais percé, elle s'est toujours demandé pourquoi) croyait en elle, il l'avait fait monté pour des cours de perfectionnement. Il avait des rélations, il a fait passer sa petite troupe chez Maritie et Gilbert Carpentier.
Et donc voilà, 32 ans plus tard, pour 1,50 euros, on peut donc voir ma mère en soubrette faisant son numéro de claquette, entre deux pitreries de Roger Pierre...
Je pourrais enchainer dans ce post sur comment j'ai fait à 8 ans la première partie de Michelle Torr mais en fait ceci est une autre histoire...
26/05/2008Reflexion du lundiLe gens se sentent toujours obliger de faire des connexions et des liens. Je sais que tout le monde est connecté, le grand tout, le tao, tout ça, tout ça...
Mais le mignon père de famille, celui derrière moi à la caisse,est allé un peu trop loin dans sa réflexion en fixant mes courses sur le tapis. Son regard a parlé pour lui.
C'est vrai, quoi! On peut acheter des préservatif et du vernis colle, ce n'est pas parce qu'on les a mis l'un à coté de l'autre qu'il faut absolument y voir un rapport!!!
Non mais!! 21/05/2008Où on se rend compte...C'était mon anniversaire, hier. J'ai eu ma grand mère paternelle au téléphone. Elle m'a raconté les amours de ma cousine.
Elle s'était remis avec un de ses ex, un abruti. Pour le prouver, il suffit de placer qu'il a fait une formation pour être cuisinier pour se rendre compte au final qu'il devrait bosser pendant les heures des repas...
Elle l'a quitté pour se remettre avec un autre de ses ex, celui qu'elle trouvait incapable de plier un t-shirt...
C'est à ce moment dans la conversation, car toute conversation nécessite une interactivité, que j'ai demandé "mais elle flirtait pas avec 3 mecs sur Dijon, mémé?"
En fait non, c'est fini!
Le plus beau de ce dialogue, dont je garderais un souvenir tendre, est que ma grand mère a utilisé tous les euphémismes possibles et imaginables : "elle papillonne beaucoup" "elle a un comportement immature""elle ne s'embarrasse pas".
Tout ça parce que ma grand mère ne dit pas de gros mots (à part un merde en mars 2003) et que bon elle aime ma cousine (que j'adore aussi), sa petite fille qui est un peu une salope, quoi..* 17/05/2008Pourquoi j'aime Arte...En ce moment sur Arte, Bubba Hop Tep:
Une maison de retraite se fait attaquer par une momie. Maison de retraite ou est caché Elvis, le vrai Elvis, qui décide de mener l'enquête. Il se fait aider par un homme qui est soit un fou se prenant pour JFK ou JFK lui même, ce qui est difficile à savoir vu qu'il prétend avoir été tatoué en noir américain et avoir du sable dans le cerveau.
Je ne sais pas pour l'instant mon moment préféré:
Quand Elvis se fait attaquer par un gros scarabée et se défend avec son déambulateur pour finir par le piéger avec son bassin d'aisance...
...ou quand black JFK explique que la momie aspire l'âme la bouche rivée à l'anus des petits vieux?
13/05/2008Débat sur le savoir-vivre au XXIième sièclesAprès avoir cassé/rénové ma cuisine (qui est toute belle), je me suis retrouvé avec des articles Ikéa en trop. Hop, hop retour magasin.
Je prends mon petit ticket d'attente et j'attends car je suis un homme logique. Une fois assis, je me rends compte qu'un des deux employés est qq un que je connais. Enfin, je me suis rappelé que j'avais fait un plan cul avec lui....il y a 6 ans (on sous estime ma capacité à retenir les choses futiles).
Et là c'est un peu le drame. Comment fait on? Aucun manuel n'explique que faire dans ces cas là. Suis je censé le reconnaitre après tout ce temps? On vouvoies ? On tutoie? On demande des nouvelles?
Personne n'a jamais pris le temps d'y réfléchir. C'est dommage! Bon je laisse ce problème au monde, il a fermé son guichet avant que cela soit mon tour... 06/05/2008Brico, Déco, Bati...Si tout se passe comme prévu, je vais bientôt avoir ma cuisine en travaux. Cela fait maintenant deux ans que j'en parle de ces travaux. J'ai refait mes plans mille fois, j'ai changé d'avis encore et encore. Dans la dernière ligne droite, du coup, je ne suis pas prêt du tout.
Il faut, par exemple, que je trouve ma faïence pour mettre au dessus de mon plan de travail estampillé ikéa. J'ai donc passé toute ma fin d'après midi dans les magasins de bricolage et autres boutiques pleines de carrelage.
Première constatation : la logique de mise en rayons dans ces magasins n'est pas ma logique, encore moins la logique Carrefour. On pourrait penser que les robinets se trouvent à coté des éviers (parce qu'accessoirement je cherche aussi un joli robinet qui ira avec mon joli évier). Que nenni! Ils étaient cachés dans un rayon annexe.
Deuxième constatation: j'ai une idée assez vague de la faïence que je veux pour ma cuisine. Mais j'ai une idée très précise ce que je ne veux pas. En fait, je ne veux aucun des carrelages jamais commercialisés. C'est évident après les 4 magasins que je viens de visiter.
Troisième constatation (il faut toujours un 3): message personnel pour les bricoleurs quinquagénaires. Il faut arrêter, dès que le thermomètre passe la barre des 20°C, de porter ce short court dit "du dimanche", bleu la plupart du temps. Alors bon , je sais, on vous dit que cela vous faisait des belles jambes, que cela vous moulait bien le paquet, un jour plein de soleil de l'été 79. Il y a donc plus de 3 décades!! Vous aviez déjà l'air d'un gros beauf à la fin du printemps 85.

Et voilà l'image la plus pertinente que me sort google quand je tape "short de beauf" ^^. 02/05/2008Les gens sont formidables.En arrivant chez mon médecin (oui je suis retourné chez le médecin pour une angine cette fois, karma de merde), j'ai vu un tas devant la porte d'entrée. Tas qui s'est révélée être une quadragénaire roumaine.
Elle a bredouillé dans un mauvais français que le porte est fermé. J'ai tourné la poignée et la porte s'est ouverte...
Elle m'a suivi dans la salle d'attente mi traînant mi agonisant, se parlant toute seule dans son dialecte de là haut dans sa montagne. C'est une dame qui avait mal aux pieds, parce que, si tôt assise, elle a quasiment balancé ces chaussures à travers la pièce. Elle a pris un magazine, l'a feuilleté puis, d'un mouvement naturel, l'a fourré dans son sac.
Mon médecin était en retard. On a du attendre. Elle a craqué ses doigts, repris un magazine (moins intéressant, elle ne l'a point volée). Elle a craqué ses doigts, encore. Puis elle a eu marre alors elle est allé frapper au bureau du médecin pour dire qu'elle attendait.
J'ai bien compris son angoisse, surtout quand elle a passé cinq minutes à essayer de craquer, tirer, malaxer ses doigts un à un. En vain.
01/05/2008interludeI remember this one summer day...
The weather was perfect.
Or at least we thought it was perfect.
But then this hot front
came in from the west.
This hot skinny front...
And it made it rain.
And we couldn't ride our bicycles...
And nothing was ever
good ever again!
That really is bad weather!
I'm so confused!
I feel like I'm in the Twilight Zone.
And all the other people are pigs...
And I'm the pretty one,
but everyone thinks I'm ugly...
because they're all pigs
and they think pigs are pretty! 28/04/2008Un homme facile, c'est un gars sympa; une fille facile, ben, c'est une puteCe weekend, j'étais invité à la crémaillère de Sympa, ma collègue qui est sympa. J'appréhendais un peu ce mélange de personnel et de professionnel; ce qu'on peut traduire plus simplement par peur d'être complètement bourré devant les gens du boulot.
Alors au début j'étais un peu nerveux, j'avoue, être social devant 15 personnes, la pression du groupe. La nervosité me rend loquace. 10 minutes après mon arrivée, je racontais à l'assistance mes ennuis de santé.
Je voulais d'ailleurs en faire un post. Cela aurait permis à mon ami Cyril de placer une blague dont il est persuadé de l'humour. Mais j'ai décidé que c'était un sujet intime (j'espère que personne n'est dupe et que tout le monde comprend que je voulais éviter sa blague)
J'avais donc tout un public suspendu à mes lèvres, ne vivant plus, tout dans l'attente de la suite de mon histoire, des mots qui allaient sortir de ma bouche. Bref, j'ai bien vu que j'avais fait rire tout le monde. Du coup, je me suis détendu, j'ai bu.
La soirée s'est bien déroulée. Je me suis remis pour l'occasion à fumer, ce qui s'est révélé économique vu que j'ai taxé. J'ai bu. Je me suis fait, peut être, une fan pour la vie. Je fumais ma cigarette sur le balcon avec ma future fan et deux autres. Une autre de mes collègues venait de retrouver un ancien pote de promo et, du coup, ils se donnaient les nouvelles des uns et des autres. Bref, nous, on se faisait chier, l'interaction était très minime.
Quand ils en sont passé à une certaine Charlène, je me suis tourné vers ma future en lui disant que je ne connaissais pas de Charlène mais que j'avais connu une Mylène à la communion de mes cousins, il y a 10 ans et que d'ailleurs.... etc.. et puis que... etc...
Ensuite beaucoup se sont couchés. Il ne restait en fait que mes collègues de boulot. Je me suis mis au gin Gini. Ce qui fut une erreur complète
Sous les yeux effarés de mes autres collègues et pour une raison que j'ai oublié, on a dansé Sympa et moi. Le problème c'est qu'on a dansé en faisant bien bouger nos hanches. Au boulot, je ne présente pas forcément tous les fractales qui font que Damien est Damien, d'un coup ça s'est senti. En passant, salope de Autre collègue qui nous a filmé avec son téléphone.
Evidemment, après tout ça, j'ai vomi. J'ai vomi en arrivant 5 secondes trop tard au dessus des toilettes. J'ai passé bien 10 minutes à nettoyer avec seulement du PQ. J'ai niqué mon jean, mes chaussettes et toute une image de marque.
L'avantage de cette soirée est, étant donné que ce sont mes collègues de boulot, je ne leur ai pas dit que j'étais de l'immeuble d'en face. Vu que ce n'est pas venu dans la conversation lors de cette soirée, je ne l'ai pas précisé; personne s'est levé dans la soirée pour dire qu'il était hétérosexuel.
Alors, pour la peine, je me suis pas tapé le rôle de l'homosexuel de service.
Je n'ai pas eu le pseudo compréhensif qui veut savoir pourquoi mais dis moi pourquoi.
Pas de réflexion à 2 balles, comme le pauvre type à mon nouvel an qui, pendant qu'on dansait tous sur "Laisses tomber les filles" par April March, s'est tourné vers moi en s'éclaffant "ah ben oui, je vois bien pourquoi tu aimes cette chanson, toi".
Personne n'a eu à se demander,mon dieu, je suis en train de faire le con avec un HOMOSEXUEL.
Alors, certes, ce n'est pas bien, "hasta sempre revolution" bla bla et bla, mais qu'est ce que c'est reposant.
14/04/2008Amis fétichistes, je pense à vousPersonne n'aime mes chaussures. Je les défends, je plaide. Mais tout le monde est sans coeur avec elles.
Pour illustrer mon propos, j'ai pris un polaroïd que j'ai ensuite très mal rogné parce que c'est beaucoup plus joli quand c'est rogné comme un porc
Je me souviens encore de leurs achats. J'avais écouté mon frère pour la couleur (rouge). C'était encore l'époque où il était évident qu'on n'allait plus se parler une fois adulte, on avait fait chacun un effort.
Du coup, 6 ans plus tard, je les ai encore; je parle toujours à mon frère. Même si,lui, à l'instar de beaucoup, s'est mis à détester ces chaussures.
Il s'époumone qu'elles sont pourries. Je lui réponds qu'elles sont vintaaAages (très important l'inflexion sur la deuxième syllabe). Ce que je ne pense pas du tout, mais je sais que ça l'énerve au plus haut point.
Oui, elles ne sont plus rouges mais un camaïeu rouge sale, rose et couleur indéfinissable. Oui, les nœuds de lacets que je ne défais jamais ont en qq sorte fusionnés. Mais, moi, je les aime. J'y peux rien: plus elles deviennent pourries, plus mon tendre sentiment envers elles s'intensifie. Il y a tout un investissement émotionnel derrière.
Mai bon je me suis dit que je pourrais avoir quand même une nouvelle paire de chaussures et mettre autre chose que les trois paires que je possède. Du coup, j'ai acheté des Converses.
En fait pour l'instant je ne les aime point trop. Elles sont si neuves que le blanc paraît phosphorescent, ça ne me va pas du tout. Elles ont l'air trop propres, vierges.
Pour faire dans l'humour à Mr Cyril, j'irais plus loin. Je me suis rendu compte que je n'aime pas les chaussures pucelles. Moi, je les aime avec un vécu, des chaussures qui en ont vu des choses dans leurs vies. Bref j'aime les roulures ^^
09/04/2008Je ne serais jamais dans un programme de protection des temoinsOn a sonné à ma porte. Chose étrange en soit quand on y réfléchit. On ne sonne jamais à ma porte! Pour la simple raison que, à l'instar de beaucoup, je vis dans une résidence avec interphone. Personne n'utilise ma sonnette d'entrée, les gens sonnent à l'interphone(sic). La première fois qu'elle a retenti(les éboueurs pour leur calendrier), j'ai bien eu une bonne minute de flottement à me demander que quoi qu'est-ce...
Mon cœur s'est donc mis à palpiter. Il est trop tard ou trop tôt pour me faire raquetter pour les étrennes. C'est donc soit un tueur psychopathe armé d'un couteau sale et d'une envie de tuer soit, encore pire, un de mes voisins.
C'était ni l'un ni l'autre, c'étaient deux policiers. Une femme, la supérieure, c'est elle qui posait les questions, m'a tendu son portefeuille ouvert sur sa carte de membre. Comme à la télé.
D'ailleurs ce qui est fou, c'est que je me suis senti coupable d'un coup et sans raison.
Ils faisaient une enquête de voisinage avec son collègue, moins gradé, c'est lui qui prenait les notes.(pas moche si on aime je suis policier mais je m'habille comme une caillera pour contrebalancer)
Il se passe des choses dans les caves de ma résidence. Enfin là encore j'ai supposé vu que j'ai du avouer n'avoir rien remarqué. J'ai du aussi confesser que bon je ne vivais pas dans ma cave et que, même, je n'y allais quasiment jamais. Je me rends seulement dans le couloir des caves parce qu'il me faut le traverser pour aller au local poubelle.
Une choses en rapport avec un 2 roues. Enfin moi j'en sais rien malheureusement. Je ne sais rien concernant un 2 roues :(
Ils ont noté mon nom (enfin le sous fifre pas la dame) et sont partis.
Je me suis senti, je me sens, super mal informé, brusquement. Je me rends compte à quel point je fais attention au monde qui m'entoure.
C'est exactement la même sensation que j'ai eu quand j'ai croisé mon voisin de palier, il y a qq temps. Il a voulu savoir si les pleurs du bébé ne me dérangeaient pas. J'ai répondu "non non" en me félicitant de ne pas m'être exclamé "parce que vous avez un bébé maintenant? parce qu'en fait votre femme était enceinte?" 06/04/2008Le dimanche, le monde est un peu moins vraiSon annonce sur Copains d'Avant me l'avait fait présumé. En le voyant, samedi matin, de retour dans la maison familiale, j'en ai eu la triste confirmation...
Pendant le repas, mon père me raconta qu'il était venu à son magasin. Il avait d'ailleurs demandé de mes nouvelles, ce que je devenais. Mon géniteur a précisé que je vivais à Dijon bla bla et bla.
"mais tu as pensé à lui dire que, moi, j'étais toujours svelte de ma personne"
Et ouais, mon voisin a pris 20 ou 30 kilos. Peut être pas. Peut être plus. C'est devenu une boule. Un gros tas! Non mais je vous jure, j'ai trouvé ça d'un véxant et d'un désobligeant.
Quand je pense qu'à 15 ans, c'était lui de nous deux qui avait le corps le plus sportif!!
Je me demande par contre s'il a toujours la volonté et la jugeote d'une moule pas fraîche.  |
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