28/04/2008

28/04/08 - 19:55

Un homme facile, c'est un gars sympa; une fille facile, ben, c'est une pute

Ce weekend, j'étais invité à la crémaillère de Sympa, ma collègue qui est sympa. J'appréhendais un peu ce mélange de personnel et de professionnel; ce qu'on peut traduire plus simplement par peur d'être complètement bourré devant les gens du boulot.

Alors au début j'étais un peu nerveux, j'avoue, être social devant 15 personnes, la pression du groupe. La nervosité me rend loquace. 10 minutes après mon arrivée, je racontais à l'assistance mes ennuis de santé.
Je voulais d'ailleurs en faire un post. Cela aurait permis à mon ami Cyril de placer une blague dont il est persuadé de l'humour. Mais j'ai décidé que c'était un sujet intime (j'espère que personne n'est dupe et que tout le monde comprend que je voulais éviter sa blague)

J'avais donc tout un public suspendu à mes lèvres, ne vivant plus, tout dans l'attente de la suite de mon histoire, des mots qui allaient sortir de ma bouche. Bref, j'ai bien vu que j'avais fait rire tout le monde. Du coup, je me suis détendu, j'ai bu.

La soirée s'est bien déroulée. Je me suis remis pour l'occasion à fumer, ce qui s'est révélé économique vu que j'ai taxé. J'ai bu. Je me suis fait, peut être, une fan pour la vie. Je fumais ma cigarette sur le balcon avec ma future fan et deux autres. Une autre de mes collègues venait de retrouver un ancien pote de promo et, du coup, ils se donnaient les nouvelles des uns et des autres. Bref, nous, on se faisait chier, l'interaction était très minime.
Quand ils en sont passé à une certaine Charlène, je me suis tourné vers ma future en lui disant que je ne connaissais pas de Charlène mais que j'avais connu une Mylène à la communion de mes cousins, il y a 10 ans et que d'ailleurs.... etc.. et puis que... etc...

Ensuite beaucoup se sont couchés. Il ne restait en fait que mes collègues de boulot. Je me suis mis au gin Gini. Ce qui fut une erreur complète

Sous les yeux effarés de mes autres collègues et pour une raison que j'ai oublié, on a dansé Sympa et moi. Le problème c'est qu'on a dansé en faisant bien bouger nos hanches. Au boulot, je ne présente pas forcément tous les fractales qui font que Damien est Damien, d'un coup ça s'est senti. En passant, salope de Autre collègue qui nous a filmé avec son téléphone.

Evidemment, après tout ça, j'ai vomi. J'ai vomi en arrivant 5 secondes trop tard au dessus des toilettes. J'ai passé bien 10 minutes à nettoyer avec seulement du PQ. J'ai niqué mon jean, mes chaussettes et toute une image de marque.

L'avantage de cette soirée est, étant donné que ce sont mes collègues de boulot, je ne leur ai pas dit que j'étais de l'immeuble d'en face. Vu que ce n'est pas venu dans la conversation lors de cette soirée, je ne l'ai pas précisé; personne s'est levé dans la soirée pour dire qu'il était hétérosexuel.
Alors, pour la peine, je me suis pas tapé le rôle de l'homosexuel de service.
Je n'ai pas eu le pseudo compréhensif qui veut savoir pourquoi mais dis moi pourquoi.
Pas de réflexion à 2 balles, comme le pauvre type à mon nouvel an qui, pendant qu'on dansait tous sur "Laisses tomber les filles" par April March, s'est tourné vers moi en s'éclaffant "ah ben oui, je vois bien pourquoi tu aimes cette chanson, toi".
Personne n'a eu à se demander,mon dieu, je suis en train de faire le con avec un HOMOSEXUEL.
Alors, certes, ce n'est pas bien, "hasta sempre revolution" bla bla et bla, mais qu'est ce que c'est reposant.

14/04/2008

14/04/08 - 19:50

Amis fétichistes, je pense à vous

Personne n'aime mes chaussures. Je les défends, je plaide. Mais tout le monde est sans coeur avec elles.

Pour illustrer mon propos, j'ai pris un polaroïd que j'ai ensuite très mal rogné parce que c'est beaucoup plus joli quand c'est rogné comme un porc


Je me souviens encore de leurs achats. J'avais écouté mon frère pour la couleur (rouge). C'était encore l'époque où il était évident qu'on n'allait plus se parler une fois adulte, on avait fait chacun un effort.
Du coup, 6 ans plus tard, je les ai encore; je parle toujours à mon frère. Même si,lui, à l'instar de beaucoup, s'est mis à détester ces chaussures.
Il s'époumone qu'elles sont pourries. Je lui réponds qu'elles sont vintaaAages (très important l'inflexion sur la deuxième syllabe). Ce que je ne pense pas du tout, mais je sais que ça l'énerve au plus haut point.

Oui, elles ne sont plus rouges mais un camaïeu rouge sale, rose et couleur indéfinissable. Oui, les nœuds de lacets que je ne défais jamais ont en qq sorte fusionnés. Mais, moi, je les aime. J'y peux rien: plus elles deviennent pourries, plus mon tendre sentiment envers elles s'intensifie. Il y a tout un investissement émotionnel derrière.

Mai bon je me suis dit que je pourrais avoir quand même une nouvelle paire de chaussures et mettre autre chose que les trois paires que je possède. Du coup, j'ai acheté des Converses.

En fait pour l'instant je ne les aime point trop. Elles sont si neuves que le blanc paraît phosphorescent, ça ne me va pas du tout. Elles ont l'air trop propres, vierges.
Pour faire dans l'humour à Mr Cyril, j'irais plus loin. Je me suis rendu compte que je n'aime pas les chaussures pucelles. Moi, je les aime avec un vécu, des chaussures qui en ont vu des choses dans leurs vies. Bref j'aime les roulures ^^

09/04/2008

09/04/08 - 17:08

Je ne serais jamais dans un programme de protection des temoins

On a sonné à ma porte. Chose étrange en soit quand on y réfléchit. On ne sonne jamais à ma porte! Pour la simple raison que, à l'instar de beaucoup, je vis dans une résidence avec interphone. Personne n'utilise ma sonnette d'entrée, les gens sonnent à l'interphone(sic). La première fois qu'elle a retenti(les éboueurs pour leur calendrier), j'ai bien eu une bonne minute de flottement à me demander que quoi qu'est-ce...
Mon cœur s'est donc mis à palpiter. Il est trop tard ou trop tôt pour me faire raquetter pour les étrennes. C'est donc soit un tueur psychopathe armé d'un couteau sale et d'une envie de tuer soit, encore pire, un de mes voisins.

C'était ni l'un ni l'autre, c'étaient deux policiers. Une femme, la supérieure, c'est elle qui posait les questions, m'a tendu son portefeuille ouvert sur sa carte de membre. Comme à la télé.
D'ailleurs ce qui est fou, c'est que je me suis senti coupable d'un coup et sans raison.
Ils faisaient une enquête de voisinage avec son collègue, moins gradé, c'est lui qui prenait les notes.(pas moche si on aime je suis policier mais je m'habille comme une caillera pour contrebalancer)

Il se passe des choses dans les caves de ma résidence. Enfin là encore j'ai supposé vu que j'ai du avouer n'avoir rien remarqué. J'ai du aussi confesser que bon je ne vivais pas dans ma cave et que, même, je n'y allais quasiment jamais. Je me rends seulement dans le couloir des caves parce qu'il me faut le traverser pour aller au local poubelle.
Une choses en rapport avec un 2 roues. Enfin moi j'en sais rien malheureusement. Je ne sais rien concernant un 2 roues :(

Ils ont noté mon nom (enfin le sous fifre pas la dame) et sont partis.

Je me suis senti, je me sens, super mal informé, brusquement. Je me rends compte à quel point je fais attention au monde qui m'entoure.
C'est exactement la même sensation que j'ai eu quand j'ai croisé mon voisin de palier, il y a qq temps. Il a voulu savoir si les pleurs du bébé ne me dérangeaient pas. J'ai répondu "non non" en me félicitant de ne pas m'être exclamé "parce que vous avez un bébé maintenant? parce qu'en fait votre femme était enceinte?"

06/04/2008

06/04/08 - 21:15

Le dimanche, le monde est un peu moins vrai

Son annonce sur Copains d'Avant me l'avait fait présumé. En le voyant, samedi matin, de retour dans la maison familiale, j'en ai eu la triste confirmation...

Pendant le repas, mon père me raconta qu'il était venu à son magasin. Il avait d'ailleurs demandé de mes nouvelles, ce que je devenais. Mon géniteur a précisé que je vivais à Dijon bla bla et bla.
"mais tu as pensé à lui dire que, moi, j'étais toujours svelte de ma personne"

Et ouais, mon voisin a pris 20 ou 30 kilos. Peut être pas. Peut être plus. C'est devenu une boule. Un gros tas! Non mais je vous jure, j'ai trouvé ça d'un véxant et d'un désobligeant.
Quand je pense qu'à 15 ans, c'était lui de nous deux qui avait le corps le plus sportif!!

free music


Je me demande par contre s'il a toujours la volonté et la jugeote d'une moule pas fraîche.

02/04/2008

02/04/08 - 22:11

Et la vérité fut révélée

Mes collègues sont branchées énergie, méridiens, homéopathie et autres arcanes que nous autres avec notre pensée occidentalisée appréhendons parfois avec difficultés.

Pierre (prénom fictif, surnom réel) s'inquiète pour moi. Elle a peur que je tombe dans une secte quelconque, me levant aux aurores pour saluer le soleil et méditer en toge pourpre. (bien que le pourpre m'irait bien). Je lui ai raconté qq anecdotes au fil des années.
Elle s'inquiète. Tout ça parce que la dernière fois, je lui ai raconté ce que m'avait expliqué une collègue.
Quand je lui ai demandé comment s'était passé son déménagement, elle m'a répondu très bien et qu'elle avait trouvé d'où venait cette sensation qu'elle avait. Une des pièces est "habitée".
Du coup, j'ai demandé si c'était grave. Non, ça ne l'était pas, c'était une bonne présence.

J'ai eu le droit à tout un laïus parce que j'ai pris le parti de ne pas m'étonner.


Ce matin, on avait une grande discussion sur les animaux de compagnie. (oui, on s'amuse comme des oufs, grave sa mère; parfois). Evidemment, elles ont parlé de chats. Evidemment, j'ai donné mon opinion sur les chats, mon aversion sur les chats. Pour rappel, les chats sont les animaux du malin.

Une de mes collègues m'a demandé de répéter. Elle m'a regardée et m'a expliqué avec un sourire que c'était un argument d'inquisiteur. Une autre a approuvée parce que, et tout le monde le sait (même moi, j'ai lu les thanatonautes), les âmes fonctionnent par groupe. Vu les hobbys et loisirs de mes compagnes de labeur, elles étaient surement cataloguées sorcières et moi de les juger, de battre la campagne en tant qu'inquisiteur.
D'ailleurs, je suis surement dans une vie d'enquête, si j'ai bien saisi, pour savoir si je vais passer ou non de coté obscur.

Alors bon plein de gens se perdent dans des interrogations sans fin, des déprimes, se demandent pourquoi ils viennent sur Terre. Moi, j'enquête.